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Hindouisme - la religion

modifié le mardi 28 juillet 2015

L'hindouisme se révèle être plus une civilisation  que seulement une religion.

Sous le terme hindouisme c’est tout à la fois de la culture, d’une philosophie de la vie, d’une organisation sociale et de religions dont on parle. C’est d’une vision du monde, une manière d’être dans le monde.

L’Hindouisme n’est pas isolé du reste de l’existence comme le sont nos religions occidentales. Il est inséparable de la réflexion philosophique et de la vie sociale. La religion est vécue à chaque instant.

Les Hindous nomment leur religion « Sanatanadharma », autrement dit «La Loi éternelle », entité inconnaissable dans son intégralité, régissant l’Univers. L’Hindouisme considère l’homme comme un microcosme, lié par le monde des hommes au macrocosme qu’est l’univers. Dès qu’un être humain s’écarte de sa norme, c’est l’harmonie de l’Univers tout entier qui est atteinte. Les pratiques religieuses ont pour but d’éviter les transgressions. Les rites et sacrifices tendent à agir par l’intermédiaire des divinités, sur les phénomènes du microcosme terrestre, pour les faire rentrer dans l’ordre « cosmique » normal.

 

L’hindouisme, en tant que religion, est une religion sans fondateur, sans hiérarchie, sans Eglise au sens où nous l’entendons en Occident. Ceci explique l’extraordinaire multitude des sectes et des variations de croyances, sans pourtant que cela conduise à des guerres religieuses internes à l’hindouisme. Malgré cette absence d’uniformité, l’hindouisme n’engendre pas de divisions dans la société hindoue, mais mieux il en assure une solide cohésion en la structurant avec une grande précision. Une de ses forces est d’additionner sans réduire. 

 

Trinité Hindou

Polythéisme, Monothéisme, Panthéisme …rien de tout cela ne correspond  à l’Hindouisme qui peut être les trois à la fois.

L’Hindouisme, pris globalement, a survécu et évoluée sous l’effet des invasions qui se sont succédé au cours des siècles. Plutôt que de combattre les croyances existantes ou nouvelles, l’Hindouisme les a agrégées et intégrées dans un sur ensemble qui respecte les fondements de la religion Hindou. Il en résulte un mille-feuille d’us et coutumes, de rites et une multiplication des divinités prenant des formes et des noms différents selon les régions en fonction des peuples pratiquants. L'Hindouisme fait preuve d'une grande capacité au syncrétisme (en particulier des religions primitives et/ou populaire)

Les  trois phases historiques distinguées habituellement dans le développement de la religion des hindous correspondent à celle du  Brahmanisme (Hindouisme ancien), puis du Védisme avec l’arrivée des Indo-Aryens, pour aboutir à l’Hindouisme moderne.

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Etat

L’Etat désigne la personne morale de droit public qui, sur le plan juridique, représente une collectivité, un peuple ou une nation, à l'intérieur ou à l'extérieur d'un territoire déterminé sur lequel elle exerce le pouvoir suprême, la souveraineté.

En Occident, l'Etat est la forme la plus élaborée de la vie commune d'une société humaine. Il exerce son pouvoir par le biais du gouvernement. L'Etat dispose d'un certain nombre de monopoles comme l'utilisation légitimée de la contrainte physique (pour faire respecter les lois), la collecte des impôts...

 

Poste, Marie, Ecole dans un village du massif central

Ethnologie

  L'ethnologie (ou anthropologie sociale et culturelle) est une science humaine qui relève de l'anthropologie, et dont l'objet est l'étude explicative et comparative de l'ensemble des caractères sociaux et culturels des groupes humains « les plus manifestes comme les moins avouées »

 

Fondements et objectifs de l’ethnologie

L'ethnologie s'inscrit dans le vaste paysage des sciences humaines. Elle s’appuie sur des études ethnographiques que réalisent les anthropologues.

Cette science récente, moins de deux cents ans, a son origine dans les découvertes des peuples consécutives à l'expansion coloniale des pays occidentaux. Il en est sorti une connotation impérialiste de ségrégation des populations entre civilisée et primitives. Schématiquement, les activités de la sociologie au sens large se répartissent entre l’Ethnographie qui concerne les ethnies primitives et la sociologie qui concerne les peuples « dits » civilisés

À la fin du XXe siècle, cette approche dévalorisante a évolué vers une décomposition où l’Ethnographie (ou anthropologie sociale) concerne une analyse qualitative de l'observation des peuples sur le terrain et la Sociologie concerne l'analyse quantitative basée sur une étude statistique et globale des populations

Les principaux aspects sociaux étudiés au cours des recherches ethnographiques concernent les relations de parenté, le rôle des ancêtres, la connaissance des langues et de la linguistique associée, et l’identification des groupes ethniques.