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Peuplement de l'Asie centrale

modifié le mardi 30 janvier 2018

Le peuplement s’est opéré par vagues de tribus venues du nord-est. Ce fut d’abord des peuples Indo-européens, « scythique » (de la famille des Scythes), de langues vraisemblablement indo-iraniennes, puis des peuples mongoloïdes de langues de souche altaïque (Turques, Mongoles ou toungouses) qui les repoussèrent vers le sud et occupèrent un espace de plus en plus vaste jusqu’à déclencher les « Grandes Invasions » en Occident.

Kirghiz près de l'ancien caravansérail de Tash Rabat

Il s’en suivit une hégémonie des nomades turcophones sur les steppes et de larges zones limitrophes qui fut incontestée aussi bien en Asie qu'en Europe. Elle ne fut remise en cause assez brièvement, que par l'extraordinaire aventure des Mongols, créateurs au XIIIe siècle du plus grand empire de l'histoire.

Leurs descendants donnèrent les peuples turciques qui donnèrent entre autres, les Sejoukides, ancêtres des trucs actuels.

En occupant les vallées et piémonts des montagnes qui fournissent l'eau indispensable aux cultures, certains peuples se sédentarisèrent, comme dans le bassin de l'Amour et du Sir Daria, quelquefois en fusionnant avec les populations d’agriculteurs déjà présents. Ce fut le cas des Ouzbeks entre autres.

Les peuples des montagnes, comme les Kirghizes, à la vie rude, mi-sédentaires mi-nomades constituaient par ailleurs, des entités à fort caractère en marge des flux des nomades des steppes ou blotti dans les oasis des piémonts. (Nord Caucase - Tchétchènes, ismaïliens, Kalash, Tadjikistan, kurde, )

Successivement animistes, zoroastriens, bouddhistes, chrétiens nestoriens, ils sont aujourd'hui, et depuis plus de dix siècles, très majoritairement de religion musulmane.

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Civilisations - (déf.)

  « Ce que les hommes appellent civilisation c’est l’état actuel des mœurs et ce qu’ils appellent barbarie ce sont les états antérieurs » A.France.

 

« La civilisation ne peut se définir que par rapport à toutes les  sciences de l'homme (géographie, sociologie, économie, psychologie collective) en n’ignorant pas l’histoire »  F.Braudel

Minorités (définition)

Une minorité se définie dans un contexte,  non de manière absolue. Elle peut être analysée par rapport à de la population d’une nation, d’une zone géographique, du point de vue des religions, des langues, de la culture ou de la race, de la couleur de peau, des liens de parenté…

L’appréciation en est variable selon le lieu et l’époque.

La supériorité du nombre est vue comme une hiérarchie, une supériorité de la majorité. Dans l’histoire il est peu d’exemple de minorités qui n’aient pas été marginalisées, persécutés, assimilés de force, voire physiquement éliminées.

La minorité ne l’est cependant pas toujours en nombre. Le colonisateur considéra souvent les indigènes comme des races inférieures.

La constitution des états nation moderne à souvent contribué à les révéler et à en aggraver le sort par rapport à la relative tolérance observée autrefois par les Empires. (Comme l’était les Ottomans ou les Austro-Hongrois par exemple)

La définition des  minorités dépend des stratégies de la minorité elle-même, soit par son rôle géopolitique, économique, culturel. (Les juifs, les Arméniens,Touareg…)

Une minorité est aussi une catégorie sociale définie par discrimination : les homosexuels, les femmes, les gens du voyage.