Les Peuls sont traditionnellement des pasteurs de la région sahélo-saharienne et des savannes ouest africaines (Guinée, Sénégal). Ils se répartissent dans une quinzaine de pays, en Afrique de l'Ouest, mais également au Tchad, en République centrafricaine et au Soudan.
Les Peuls, représentent l’un des plus importants groupes ethniques d’Afrique occidentale sahélo soudanienne.
Ce groupe ethnique est aussi appelé Fula, Fulani, Fulbe, Fulaw. De nombreuses ethnies leur sont aparentées, surtout par la langue commune, comme les Toucouleurs ou les Bororos.
Les Peuls constituent un ensemble de communautés vivant notamment de l’élevage, soumis aux conflits fonciers, aux changements climatiques et en butte parfois au racisme d’Etat. Nomades à l'origine, Beaucoup se sont sédentarisés.
Les Peuls, de par leurs origines égyptiennes supposées, ne sont pas reconnus comme des autochtones, par les peuples négroïdes
L’ensemble des ethnies du groupe Peul, de langue Peul, représente de l’ordre de 30 à 40 millions de personnes. Leur dispersion et leur mobilité a favorisé les échanges et les métissages avec d'autres populations, notamment entre les populations maghébines et subshariennes.
La diversité peule tient à un éclatement des cadres géographiques. Autrefois disposé en archipels dans la zone sahélo-saharienne, le peuplement tend à se diffuser et à s’atomiser au point que les Peuls Sahéliens ignorent que les zones plus vertes de l’Afrique abritent des peuplements peuls anciens.

Les Peuls, de par leurs origines égyptiennes supposées, ne sont pas reconnus comme des autochtones, par les peuples négroïdes. Bien que largement métissés avec toutes les ethnies du sud, sahel, ils font toujours l’objet d’une certaine ségrégation. Les premiers explorateurs occidentaux les avaient classés comme des hommes à peau rouge et faciès nubiens, et non comme des noirs aux cheveux frisés et nez épatés.

Une minorité se définie dans un contexte, non de manière absolue. Elle peut être analysée par rapport à de la population d’une nation, d’une zone géographique, du point de vue des religions, des langues, de la culture ou de la race, de la couleur de peau, des liens de parenté…
L’appréciation en est variable selon le lieu et l’époque.
La supériorité du nombre est vue comme une hiérarchie, une supériorité de la majorité. Dans l’histoire il est peu d’exemple de minorités qui n’aient pas été marginalisées, persécutés, assimilés de force, voire physiquement éliminées.
La minorité ne l’est cependant pas toujours en nombre. Le colonisateur considéra souvent les indigènes comme des races inférieures.
La constitution des états nation moderne à souvent contribué à les révéler et à en aggraver le sort par rapport à la relative tolérance observée autrefois par les Empires. (Comme l’était les Ottomans ou les Austro-Hongrois par exemple)
La définition des minorités dépend des stratégies de la minorité elle-même, soit par son rôle géopolitique, économique, culturel. (Les juifs, les Arméniens,Touareg…)
Une minorité est aussi une catégorie sociale définie par discrimination : les homosexuels, les femmes, les gens du voyage.
La nation est un « Ensemble de personnes vivant sur un territoire commun, conscient de son unité (historique, culturelle, etc.) et constituant une entité politique
La notion de Nation est in concept occidental apparu après le traité de Westphalie au XVIIIème siècle, lorsque les royaumes européens formalisèrent l’existence de frontières géographiques à l’intérieur desquelles la souveraineté nationale s’exprimait. Pour d’autre civilisation le concept n’est pas associé à une délimitation précise des frontières, mais à l’existence de réseau d’alliance plus ou moins souples avec des peuples suzerains.
La nation est devenue depuis la Révolution française la forme privilégiée sinon unique de l'organisation politique dans le monde si bien qu'elle peut nous apparaître comme le cadre « naturel » dans lequel se pense et se vit le lien social et politique moderne.
Il convient de distinguer la nation et l’État. « L’idée de Nation implique une idée de spontanéité; celle d’État, une idée d’organisation qui peut être plus ou moins artificielle. Une nation peut survivre, même lorsqu’elle est partagée entre plusieurs États; et un État peut comprendre plusieurs nations » (Cuvillier, Précis de philosophie)